Malus écologique : ce que les automobilistes doivent savoir

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Malus écologique : ce que les automobilistes doivent savoir

💡 En résumé

D’ici 2028, le malus écologique pourrait grimper à 100 000 €, un record historique. Seuils abaissés, véhicules sportifs menacés, fiscalité renforcée : les automobilistes devraient être durement touchés, tandis que l’électrique reste le seul refuge face à cette explosion annoncée.

Une réforme inattendue pour les automobilistes

La France s’apprête à faire entrer l’automobile dans une ère totalement inédite. D’ici 2028, le malus écologique pourrait culminer à 100 000 €, un montant si vertigineux qu’il dépasse le prix de nombreux modèles ciblés. En effet, ce dispositif, instauré pour encourager l’achat de véhicules moins polluants, n’a cessé de se renforcer au fil des années.

Le malus écologique, instauré pour encourager l’achat de véhicules moins polluants, n’a cessé de se renforcer au fil des années. En 2025, il atteint déjà 70 000 €, un plafond qui peut parfois dépasser la valeur du véhicule taxé. Un paradoxe étonnant, presque ironique, alors que le gouvernement jure vouloir accompagner la transition énergétique avec « pragmatisme ». Cependant, la réalité est tout autre : les seuils reculent chaque année, frappant toujours plus de modèles. Ce mécanisme, pensé à l’origine pour cibler les gros pollueurs, touche désormais une large gamme de voitures courantes.

Une escalade programmée jusqu’à 2028

Le malus n’a pas atteint son plafond. Loin de là. Dès 2026, il devrait grimper à 80 000 €, puis 90 000 € en 2027, avant d’atteindre l’effrayant record de 100 000 € en 2028. Ce chiffre a été dévoilé dans le projet de loi de finances 2026, soutenu par le gouvernement Lecornu II, et qui fait déjà grincer des dents.

À cela s’ajoute une baisse progressive des seuils de déclenchement : 108 g/km en 2026, 103 g/km en 2027, et seulement 98 g/km en 2028. Autrement dit, des voitures autrefois considérées comme raisonnables deviendront, du jour au lendemain, des « pollueuses fiscales ». Une évolution que beaucoup perçoivent comme un coup de massue pour les ménages.

Un impact direct sur certains véhicules

Les véhicules dépassant 187 g/km de CO₂ seront les grandes victimes de cette réforme. Des références sportives comme la Honda Civic Type R ou la Volkswagen Golf R pourraient tout simplement devenir inaccessibles pour le marché français. En effet, payer un malus plus cher que la voiture elle-même paraît absurde et pourrait signer la disparition de certains modèles dans l’Hexagone.

Les constructeurs tentent pourtant d’amortir le choc. Les microhybrides profiteront d’abattements jusqu’en 2027, tandis que les hybrides rechargeables conserveront un avantage jusqu’en 2028, à condition d’offrir plus de 50 km d’autonomie électrique. Un répit toutefois insuffisant face à la hausse fulgurante du malus.

Les véhicules électriques, derniers rescapés

En parallèle, les voitures électriques « écoscorées » resteront exonérées du malus jusqu’en 2028. Cela semble être une bonne nouvelle, mais la fin de l’exonération de carte grise ternit toutefois le tableau. Pour l’État, l’objectif est clair : orienter coûte que coûte les automobilistes vers l’électrique. Cependant, pour les Français, l’équation devient complexe : acheter un véhicule zéro émission reste souvent coûteux et les infrastructures ne suivent pas toujours.

Le projet de loi de finances 2026 contient pas moins de 29 mesures fiscales liées à l’automobile, parmi lesquelles :

  • Un malus écologique rétroactif pour les véhicules d’occasion.
  • Un renforcement des taxes existantes.
  • Quelques allègements ciblés pour les entreprises et les flottes professionnelles.

Ce texte doit encore être examiné et voté avant le 31 décembre 2026, mais son orientation générale ne laisse guère de doute : les automobilistes seront mis à contribution comme jamais auparavant. D’ailleurs, l’État entend donner de la visibilité sur trois ans concernant l’évolution des principaux barèmes : malus masse, malus CO₂, taxes annuelles… C’est une anticipation bienvenue pour les gestionnaires de flottes, mais nettement moins digeste pour les particuliers.

Une route encore longue et coûteuse

Avec un malus à 100 000 €, la France s’apprête à imposer l’un des dispositifs les plus sévères au monde. Si la lutte contre les émissions est légitime, la transition risque de laisser plusieurs conducteurs sur le bord de la route. Le marché automobile français, déjà sous tension, pourrait connaître une mutation brutale, voire un exode de certains modèles vers des marchés moins restrictifs.

En attendant, une chose est sûre : de 2025 à 2028, la facture ne cessera de grimper, et les automobilistes, eux, n’ont pas fini de serrer les dents.

Conclusion

Les automobilistes doivent s’attendre à des changements significatifs dans les années à venir en ce qui concerne le malus écologique. La montée en puissance de ces mesures vise à inciter une transition vers des véhicules moins polluants, mais cela pourrait également entraîner des répercussions financières majeures pour les ménages français. Dans ce contexte, la montée en puissance des véhicules électriques, malgré leurs coûts encore élevés et le manque d’infrastructures, apparaît comme la seule voie de salut pour ces automobilistes face à l’explosion annoncée des malus.

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